
Arc en ciel
Sans
moindre présence que mon ombre
Les mots flottèrent et quittèrent mes
décombres
Douces étaient les lettres sombres
Pourpres les lèvres sèches mais tendres
Seul j'étais face au funeste destin
Que j'avais supplié de s'en aller au loin
Pour la première fois, je l'ai prié mais en
vain
Loin de la il m'a donné la fin
Je suis en cendres mais le phoenix en moi
Ne peut cesser de troubler la loi
Celle de l'univers manquant d'émoi
Grave est le seigneur sur son trône de foi
Cette fois, le phoenix ne renaîtra
Il a choisi de n'être qu'un rat
Errant entre les noeuds gras
D'une toile de cuivre, a la vibrante aura
Le marabout disait que la dépression est
accrue
Qu'elle est peut être guérissable, et a
l'amour due
Sur son cadavre je criais ma joie foutue
Son sang je répandrais, lui le misérable
cornu
Je le vis comme un démon, chaude était sa
tasse
Il voulait m'explorer et ouvrir ma carapace
Je n'acceptait, et quittait ses pensées
basses
Je voulais encore la voir, dormir sur la
terrasse
De mes doigts J'effleurais les lèvres de
l'arc en ciel
Fines et dauphines, au goût de miel
C'était le sommet de la perdition je me
sentit mortel
Je me blessait, et saignait sur mon autel
Pourpre était mon sang sur le mur, je fus
dément
Mais elle l'arc en ciel, serti de diamants
Me redonna espoir, et s'éleva sur le mont
Elle me pris la main et l'embrassa
tendrement
Nous allâmes a la ville bleu et blanc
Près du phare nous sentîmes le vent
De mon regard, j'ai touché son visage
charmant
Je senti qu'elle n'allait rester, qu'elle
partirait pour longtemps
Loin elle est partie, sur les ailes du
dragon
La séparation fût dure, a en briser un démon
Je sorti mon épée, et jurait par mon amour
et mon sang
Que je n’aurais point d'arc en ciel ni
d'enfants
Sordide est mon espoir, immature et
mécontent
Je senti en moi l'aigle, porter la peine et
les sentiments
Affligé et blessé, je pleurais
silencieusement
Dans l'ombre de mon moi, je pourris encore
dans son enchantement
Pleure toi, douce beauté, et laisse ton
coeur s'évader
Pleure et Laisse le fuir et s'échapper
Qu'il se réfugie auprès du mien, laisse le
fleurir et pousser
Qu'il regarde mon offrande, laisse le
l'accepter
Tu seras ma couronne, sertie d’émeraudes
Mon cœur, errant dans les vignobles
Ma lame reluisante, comme le sceptre d’un
noble
Tombante comme l’éclair sur un démon ignoble
Je t’offrirais la joie d’une vie de paix
Tu y seras reine, et à tes pieds je serais
Roi, amant et servant, oui je serais
Sans air, ta joie je respirerais
Loin de moi tu es, tu ne pourras comprendre
Ce que mon cœur avide de passion et pénombre
Ressent quand tu es la, souriante a
m’entendre
Loin, et la vie sans ta joie n’es que
décombres
J’attends l’instant de ma mort ou ma
renaissance
Qu’une âme guérie, joue à la bienfaisance
Moi le loup digne je me retrouve dans la
faiblesse de la transe
Je me réveille et crie mes maux, loin de ta
présence
Accepte mon offrande, noble dame
Ne me laisse pas à la torture infâme
Me réveiller sans tes doigts. Oh drame
Respirer sans tes caresses, morte est mon
âme
Que le destin me pardonne, je mourrais sans
descendance
Je me fait du mal, vive la torture !
Je jouis, en regardant la profonde blessure
Sur mon mort cœur chagriné par les morsures
Je serais devant ta tombe si tu meurs avant
moi
J'adorerais ton autel, ainsi le veut ma loi
Je le couvrirais de fleurs, je te servirais
avec joie
Je sécherais mes yeux de pleurs, quand tu ne
seras plus la
Je ne sais plus ce que je dis, je me sens
faible et détruit
Par la distance qui nous sépare, et l’amour
perdu qui ne nous réunit
J’ai la vision de la mort, flottante sur mon
corps démoli
Et l’absence d’un corps, loin de moi, pris
par le temps imparti
Je ne suis, sans ta présence fraîche,
Je me perds dans l’ombre froide d’une tombe
rêche
Ce que je t’offre, n’est que de l’air dans
une brèche
D’un seul coté il souffle, comme une plante
sans souche
Perdu dans les brumes de l’espérance, sans
nul repère
Je sens la même souffrance qu’un père
Loin de son enfant, mais à mes yeux tu es
une mère
Loin de son enfant, pauvre perdu, sans abri
ni repaire |